29 novembre 2006
Deux souris aux épices
Qu'est ce que vous faites samedi prochain dans l'après-midi ?
Anne et moi nous serons sur Bordeaux ...
Ici plus précisément !
Nous y serons avec nos souris d'élevage pour une séance de vaccination de 15 à 16 heures ....
Vous pouvez venir naturellement avec la votre , nous y apposerons nos griffes avec plaisir !
Samedi 2 Décembre 2006
de 15 à 16 heures
DOCK DES EPICES
20 RUE SAINT JAMES
33000 BORDEAUX
28 novembre 2006
Restes encoquillés
Le temps passant, on évalue les transmissions de ceux qui nous ont précédés ...
De ma mère, j'ai hérité, entre autres, de la cuisine des restes.
J'ai été élevée avec le précepte qu'on ne jette pas la nourriture.
Un soir, il me restait un demi-filet de lieu noir cuit et une tranche de saumon fumé.
Dubitative devant mes reliques, je me demandais comment j'allais bien pouvoir les recycler.
Une vision d'enfance m'est revenue ... un plat que faisait maman : des coquilles de poissons.
Je préparais donc une béchamel à base de beurre salé. Deux, trois cuillères à soupe de farine et à peine un demi-litre de lait suffirent. Un peu de poivre. Pas de sel, compte tenu du beurre et du saumon, mais une petite pincée de piment d'Espelette.
Une fois ma sauce cuite, je rajoutais les poissons débités en petits morceaux, ainsi qu'une tasse de petites crevettes que j'avais préalablement décongelées.
Il ne me restait plus qu'à remplir des coquilles Saint Jacques avant de les mettre au four. J'ai eu de quoi en préparer 7.
Pour résoudre le problème de l'équilibre et de la sauce fugueuse lors de la cuisson, je posais chaque coquille sur une petite cassolette avant de les remplir et de les enfourner.
Une lichette de saumon fumé en décoration au moment de servir ...
Vous remarquerez que j'ai laissé la cassolette en support. Mes coquilles ne s'étaient pas renversées dans mon four, ce n'était pas pour les voir se faire la malle dans les assiettes !
Mathéo eu droit à sa coquille. 
Il trouva amusant de souffler sur chaque cuillère et battait des mains à chaque bouchée !
Bon, c'est pas encore ce plat qu'il n'aimera pas ...
26 novembre 2006
Fondre de plaisir
Dimanche dernier, réunion familiale sur le bord d'un terrain de foot ...
Fierté et émotion sont au rendez-vous ...
Et pour se remettre, on nous propose une petite fondue

Ma nièce Nina et Julien finissaient d'installer la table à notre arrivée
Crevettes, escaloppes de poulet, tranches de boeuf

le tout accompagné de mayonnaise, d'aioli et de sauces diverses
Il ne restait plus qu'à préparer nos assiettes
Pour un repas moins lourd, la fondue fut faite "à la chinoise", avec un bouillon préparé avec 10 cubes de bouillon de volaille.
En fait, l'ambiance c'était plutôt cela ...
Vues sur assiettes ...
En dessert, Nina et Julien avaient testé une recette de Cyril Lignac vue le matin même à la télé.
Des iles flottantes sur crème anglaise au chocolat
Ils respectèrent la recette (que je n'ai pas) à deux détails près.
Ils n'ont pas réussi la cuisson des blancs au micro-onde, ils les firent donc pocher dans de l'eau.
La recette préconisait 12 carrés de chocolat. Nina nous avoua avoir mis toute la plaque ... pourquoi gâcher ?
Un café avant de reprendre la route ...
Non, je ne sucre toujours pas mon café, mais ces trois sucres collés m'amusèrent.
24 novembre 2006
Chaleur et réconfort
Par ces jours de pluie, bien qu'il ne fasse pas très froid, on a envie de se réchauffer.
Allez, on va faire une petite soupe. Rien de tel pour se réconforter.
Une bonne occasion de piocher dans le congélateur, qui déborde ... Une poche de courgette en cubes fera l'affaire.
Je les transvase dans ma cocotte.
On va faire l'impasse sur les pommes de terre, pour une fois, et tiens ... les marier avec 3 belles carottes épluchées et débitées en tronçons.
Je rajoute un peu d'eau, à peu près un demi-litre, guère plus. Du sel, du poivre.
Je passe en revue mes pots à épices. Instinctivement j'attrape le cumin ... et le repose. Cela devient de la routine l'association carottes-cumin. Je poursuis mon inventaire et me décide pour du "5 épices".
Un belle cuillère à café, je ferme la cocotte et roulez jeunesse !
Le temps de cuisson ? A vrai dire, je n'en sais rien du tout, j'étais au téléphone avec une copine. J'ai juste interrompu mes papotages quelques secondes pour éteindre le feu et enlever la soupape.
De retour dans la cuisine, j'ouvre ma cocotte. Cela continuait doucement à bouillonner ... Quelle cocotte, ! elle m'épatera toujours ... jusqu'au moment où je m'aperçois que j'avais juste baissé le feu et non éteint ! Enfin, une chose est sûre ... on mangera chaud !
Une odeur épicée et anisée se répand, tandis que je mixe le contenu de ma cocotte.
Mais je ne m'en tiens pas là ... une poêle, un peu d'huile et je commence à faire revenir un oignon coupé menu.
Je ne suis pas encore satisfaite ... l'odeur de ma soupe me donne envie d'un autre équilibre, d'un contraste ...
Je mets une demi cuillère à soupe de miel dans mes oignons et en reposant le pot dans le placard, mes yeux se porte sur le sirop de Liège. Voilà ce qu'il me fallait !
Et une demi-cuillère à soupe finit dans la poêle !
J'ai sorti mes gobelets en terre cuite de Hongrie pour y servir ma soupe, agrémentée d'un peu de compotée d'oignons.
La douceur sucrée des oignons a parfaitement apaisé le feu de ma soupe épicée.
J'avais atteint le but fixé : chaleur et réconfort !
Et dehors ... la pluie avait cessé.
22 novembre 2006
Bavardages de comptoir
Il est des moments que l'on voudrait prolonger.
Un de mes récents déjeuners fait partie de ces instants.
J'ai profité d'un court passage à Paris pour déjeuner avec Hélène. Rendez-vous fut pris à sa cantine, au Comptoir.
Deux heures et demi de papotages qui passèrent sans que l'on s'en aperçoive, tout en savourant un repas délicieux, dans une ambiance calme et sereine.
un tajine de poulet à la vanille, ou se mêlaient également la douceur de la canelle, le croquant des amandes et des légumes
un blanc-manger à la rose, avec crème anglaise et pralines concassées
(je n'ai pas osé lui avouer que c'était la première fois que je goutais à ce genre de dessert et j'ai adoré)
et .... un café
Nous en avons profité pour échanger quelques mots sur nos proses respectives ...
Et pour les plus perspicaces d'entre vous, vous reconnaitrez sans problème ...
mon manteau rouge et le sac marron d'Hélène !
Le Comptoir
37 rue Berger
75001 PARIS
01.40.26.26.66
19 novembre 2006
Quand ce n'est pas le père ...
Je n'avais utilisé que la moitié d'une boite de confiture de lait pour faire les tartelettes qui tuent.
Ma plus jeune fille de retour de son internat, le doigt dans la boite, prit son air innocent en sussurant "tu ne peux pas me faire des financiers à la confiture de lait ?"
Comme je venais de faire deux tournées de canelés pour emmener lors d'un voyage professionnel (non seulement on me demande de traverser la moitié de la France pour travailler, mais il faut en plus que je porte des munitions !), il me restait 4 blancs d'oeuf qui ne virent pas le congélateur !
Je repris donc ma recette de base en calculant le dosage pour 4 blancs : 100 gr de poudre d'amande, 160 gr de sucre, 40 gr de farine et 120 gr de beurre.
J'en versais la moitié dans des moules à mini-muffins et je déposais dans chaque empreinte une noisette de confiture de lait.
Après un quart d'heure au four, je sortis mes deux moules.
La profondeur des empreintes étant différentes, les premiers furent plus cuits, la confiture de lait s'échappant des gâteaux.
Les seconds étaient plus moëlleux, avec un coeur coulant
4 d'entre eux d'ailleurs restèrent collés au fond du moule, mais il en fallut plus que cela pour ne pas les manger !
"J'aime bien rentrer le week-end maman !"
17 novembre 2006
Marché d'automne
Un dimanche d'automne ensoleillé ...

Notre ballade préférée, le marché de Libourne (il va falloir que j'en trouve d'autres à vous montrer !)
J'avais emmené mon appareil, en pensant ne pas avoir à m'en servir, vous ayant déjà montré ce marché.
Et aujoud'hui pas de défilés de Confréries ...
Finalement, le marché s'adapte aux saisons et je suis revenue avec milles choses à vous montrer !
On ne pouvait pas nier que l'automne était là !
des citrouilles du producteur bio
des champignons de Dordogne 
des tresses d'ail 
divers choux d'hiver 
de superbes moules, bien pleines
mais aussi des fruits de saison 
Clémentines et raisins 
Pommes et noix 
Les melons d'Espagne, exclusivement destiné à la confiture
Les jardins aussi ont droit à leur parure automnale
pensées ...
les chrysenthèmes

Et quelques articles bien de saison également
Et pendant que les enfants rêvaient devant un magicien es-ballons
les grands faisaient une pause dans le marché couvert ...
La douce vie d'une cité provinciale ...
Quand à ce que nous avons ramené ...
et un peu de charcuterie
des gratons avec de vrais morceaux de viande, un pâté de campagne goûteux et des petits boudins savoureux.
15 novembre 2006
Juste pour finir le rêve ...
Les derniers vestiges de nos vacances (encore qu'il doit bien y avoir encore quelques photos cachées dans un recoin de mon ordi !).
J'ai passé une partie de mon temps le nez en l'air à admirer les enseignes, fenêtres, murs et cigognes ...
Laquelle préférez-vous ?
Moi j'ai du mal à choisir ...
13 novembre 2006
Ordonne Ô mon Maitre, je t'obéirais ...
On nous a donné plus d'un kilos de kiwis ...
Jean-Pierre me dit : "Et si tu nous faisais des tartes avec ton lait en boîte ?"
Et il partit travailler, me plantant au milieu de ma cuisine à me demander ce qu'il avait bien voulu dire par là !
Mon lait en boîte, boîte de lait ... confiture de lait !
Et c'est parti pour mettre la boîte dans la cocotte minute pour une bonne demi-heure ...
Puis je préparais la pâte à tarte de Béa, mais en divisant les quantités par deux ...
Et je préparais 7 fonds de tartelette
Une fois la boite de lait légèrement refroidie, je l'ouvre et en répartis le contenu dans les tartelettes.
Je mis le tout au four pendant un bon quart d'heure, à th. 6. . Pendant ce temps, je pelais et tranchais des kiwis.
Lorsque j'ai sorti mes tartelettes, je m'aperçus d'un phénomène que je n'avais pas escompté ... la confiture avait fait "une peau" !

Moi qui m'imaginais enfoncer doucement les fruits dans une crème à l'allure de caramel mou ...
Donc, on va employer les grands moyens !
Je pris un couteau et fis des entailles dans la peau (qui céda lamentablement il faut dire devant la menace !) et j'y insérais les kiwis. Et le tour était joué !
Le soir, nous dégustâmes chacun une tartelette.
Jean-Pierre se fendit d'un "c'est bon" alors que j'étais en train de hurler "mais c'est une tuerie ce truc !"
Quoiqu'il en soit, au moment d'aller se coucher, je m'aperçus qu'il ne restait plus que 3 tartelettes dans le plat ...
Et nous n'étions que tous les deux ce soir-là ...
11 novembre 2006
Stressée ? moi ? Pensez-vous !
Quelle après-midi !
Paradoxalement je n'étais pas stressée (non, non, je suis juste montée sur piles naturellement !) et je n'appréhendais pas plus que cela l'exercice auquel nous allions nous livrer, peut-être parce que nous étions plusieurs à le faire ...
Toujours est-il que je m'étais préparée (enfin je croyais m'être préparée), en refaisant les desserts que j'avais prévu, pour voir le timing... Tout semblait aller, les tests étaient toujours concluants (hummmn et mines réjouies).
Mes panières et poches dans le coffre, me voilà partie pour Bordeaux-Lac.
Le Parc des Expositions !
18 000 places de parking et 150 000 m2 de surface extérieure à traverser pour atteindre les 85 000 m2 de halls d'exposition ... Ceux qui ont eu l'occasion de se rendre à l'une des manifestations se déroulant à cet endroit ne peuvent avoir oublier l'immensité du site.
Vous comprendrez donc la joie que cela procure de pouvoir, au volant de sa petite voiture, passer les barrières au vu d'un laisser-passer et traverser ces grands espaces afin de garer sa voiture, à 2,50 mètres de la porte d'acces de la Foire ! J'en connais qui aurait sûrement saluer la foule d'enthousiasme
En me garant devant le hall, j'ai réussi quand même à ne pas trouver le coin des ateliers cuisine et à parcourir tout l'espace du Salon Créatif, pour m'apercevoir que l'atelier se trouvait ... pratiquement en face de l'entrée ! Non, non je n'étais pas stressée !
On fait connaissance ... on déballe plus ou moins ses cartons ... on explore la cuisine à notre disposition ...
Four à chaleur tournante, micro-onde, plaque vitrocéramique, vaisselles, ustensiles divers ... tout est neuf.
Evidemment nous sommes loin de ma gazinière qui vient de souffler sa quinzième bougie et de ma cocotte minute à la poignée bien malade ...
Chic pensais-je, je vais pouvoir cuisiner dans du beau matériel, dans une belle cuisine ...
Et soudain, le temps s'arrête et s'accélère ... Il faut y aller, se lancer dans le bain et essayer de ne pas se noyer surtout !
Chantal ouvre le bal...
Elle vous a raconté sa journée, ainsi que Véro et Anne ...
Que dire de plus ?
Qu'un atelier ce sont des "stagiaires" qui écoutent et prennent des notes, consciencieusement ?
C'est cela pendant ... disons les cinq premières minutes. Ensuite tout s'enchaine, s'accélère ...
Les uns et les autres s'activent, échangent, testent ...
Même le journaliste de Sud-Ouest a mis la main à la casserole !
Les plans de travail prennent de plus en plus l'allure d'un champ de bataille
Quand mon tour arriva, mon sens inné de l'organisation éblouit l'assistance radieuse , je n'ai pas eu trop le temps d'installer mes ingrédients, ustensiles, batteur ... Je posai donc mes sacs à mes pieds, casai une cagette sur le plan de travail ... à l'arrache comme auraient dit mes filles !
Mes "stagiaires" s'installèrent et l'une d'elle se révéla être "Babsy" une habituée du forum Marmiton, ce qui me toucha particulièrement.
J'ai essayé désespérement de me rappeler tout ce que j'avais préparé à leur dire ... Disons que c'est venu comme cela a pu ! Surtout que je ne trouvais aucune des casseroles nécessaires !
Léger moment de panique flottement ...
Vite les filles, aidez-moi !
Nous avons Anne a fini par les trouver ... dans le tiroir juste devant moi ! Stressée ? moi ? Non, pas du tout ...
Ce n'est pas si simple de mener 3 recettes (avec variante, histoire de simplifier les choses) de front, sans ses repères et ustensile habituels, en répondant aux questions, en surveillant les casseroles, en pesant, en expliquant...
A retenir pour une prochaine fois que les tests de recettes doivent se faire en simultané !
Mais la bonne humeur l'emportant, j'ai réussi à arriver au bout sans trop de dommages... bien que l'équipe du Sud-Ouest ait choisi ce moment pour faire des photos pour leur article.
Pendant quelques minutes on aurait pu se croire à Cannes !
"Gloria, regardez par ici !"
(Oui, c'est bien beau, mais c'est que je suis en train de mélanger des blancs en neige avec du fromage blanc moi !)
"Anne et Chantal ... mettez-vous à côté d'elle devant la plaque de cuisson" ... "Rapprochez-vous" ... "Souriez" ..."Souriez encore" (bon, à mon avis, on doit grimacer !) quand soudain, Anne s'exclame ... "Heu .. j'ai les pieds dans la poubelle"
Je vous laisse imaginer le fou rire qui nous secoua ... La photo fut réussie parait-il !
Bon c'est pas tout, mais j'ai un atelier à finir moi !
Mon vieux batteur de 30 ans assura comme un chef ...
Chacun a pu préparer ses desserts suivant ses goûts, tout en découvrant pour certaines, des saveurs nouvelles ...
Que ce soit de la confiture de lait faite à partir d'une boite de lait concentré ou des graines d'aneth ou de cardamome, dont chacun a pu emporter une dose pour refaire les recettes chez elles
Je réussis à sortir vivante de cette expérience ! Je ne me suis pas trouvée particulièrement brillante (ce n'est pas demain que je remplacerais Maïté à la télé)... mais cela m'a énormément plu et j'aimerai beaucoup recommencer !
Et cerise sur le gâteau, au moment d'aller prendre un café avec Babsy, une jeune femme m'interpella.
"Gloria ? Je suis Madame Pas Contente".
Je crois que ma joie de la rencontrer fut visible et nous passâmes un fort agréable moment ensemble.
Je sais pas si j'te l'ai dit, mais j'te le dis quand même ... Merci
Je suis rentrée à la maison fourbue, moulue, épuisée, en ayant mal aux pieds et n'ayant rien avalé d'autre que deux cafés.
Mais il est des instants magiques ...
Comme par exemple de voir son nom sur un panneau (dont nous avons envisagé le démontage ... lol)
Et le lendemain ...
Quand même ça fait quelque chose quand on ouvre son journal ....































































