la cuiller en bois

la cuisine est un partage

29 août 2007

Bordeaux ... encore et toujours

Hier après-midi, alors qu'un orage de grêle s'abattait sur l'Aquitaine, j'ai retrouvé dans un recoin de mon ordinateur des prises de vues d'une soirée estivale de début juillet.

Ce que nous prenions ce jour-là pour un début d'été n'en était finalement que le firmament ...

Nous avions donc décidé de profiter de l'un des premiers jours de beau temps pour flâner, encore et toujours, sur le bord de la Garonne.

Je fis découvrir, ce soir-là, le Miroir d'Eau à Jean-Pierre qui n'avait pas encore eu l'occasion de le voir de près.

Miroir_d_eau

Et nous pûmes profiter des jardins récemment aménagés le long des Quais

Jardins_de_la_Bourse

Jardins_Quais

Entre_ciel_et_fleuve

Les Quais sont devenus très prisés par les enfants

Quais

glacier

Ce soir-là, tout le monde était dans la rue ...

Place_du_Parlement

Place du Parlement, en musique

Vieux_Bordeaux

Les restaurants occupaient une partie des rues

Place_Saint_Pierre

La Place Saint Pierre était bondée également

Place_St_Pierre

A Bordeaux, il faut toujours lever la tête.

Ferrure_et_mascaron

Ne serait-ce que pour admirer les mascarons, masques exhubérants que l'on trouve au fronton de nombreuses demeures bordelaises. Les premiers mascarons sont ceux que l'on trouve autour de la place de la Bourse, représentant des têtes de divinités, ornant la toute nouvelle Place Royale, ayant pour but de s'allouer la proctection des Dieux et du Roi.

On peut y voir mille autres choses, telle une fenêtre ouverte sur un escalier

Escalier_par_la_fen_tre

des réverbères modernes et anciens se cotoyant

Bordeaux

Ce soir-là nous avons dîner dans un restaurant marocain. En sortant, la nuit était complètement tombée, mais le charme opérait toujours ...

La_Bourse_de_nuit

Bain_nocturne

Sortie d'une naïade du bassin des 3 Graces ...

Porte_de_Bourgogne

Porte de Bourgogne, en haut du Cours Victor Hugo

Pont_de_Pierre

Le Pont de Pierre, mon préféré à jamais

R_verb_re_Pont_Pierre

Le traverser reste toujours un plaisir

Fa_ades_XVIII_de_nuit

On y a une vue privilégiée de la Place de la Bourse et des Quais

Quelques lampions encore, dans la douceur de la nuit ...

R_verb_res_de_nuit

Décidément, je ne me lasse pas d'arpenter Bordeaux, ni de le photographier. J'ai donc ouvert un nouvel album photo sur ma ville.

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Tourisme régional - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 août 2007

Courgettes, ricotta et filet mignon

L'envie de cuisiner revient peu à peu.

Le jardin, malgré le temps maussade, offre ses légumes d'été. J'ai bien peur que ce ne soit le seul soleil que nous aurons cet été !

Avec les premières courgettes, j'ai improvisé des petits gratins à la ricotta, que j'ai servi en cassolette individuelle.

gratin_courgettes_1

Des courgettes blanchies, découpées en gros cubes.

Une préparation ricotta, oeufs, crème fraîche, le tout passé au four

gratin_courgettes_2

Et pour accompagner, j'avais préparé un filet mignon, aux oignons caramélisés au miel

Filet_mignon

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Mes essais - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 août 2007

Des pruneaux ? des prunes !

Au jardin, nous avons un prunier d'Ente.

Il faudra que je vous raconte son histoire d'ailleurs.

Toujours est-il qu'il donne de magnifiques fruits ...

Prunes_01

Jean-Pierre, jamais à court d'idées, s'interrogeait sur la possibilité de les transformer en pruneaux d'Agen, en les faisant "sécher" comme les tomates, au four.

Donc, devinez qui s'y est collé ?

Avant de se lancer dans la production à grande échelle de puneaux pas d'Agen, j'ai préféré faire un test "confidentiel".

J'ai donc préparé mes échantillons

Prunes_02

2 prunes entières, deux coupées en deux et positionnées différemment sur mon plat.

J'ai enfourné à four tiéde (th. 3)

Après une heure :

Prunes_03

Le jus qui s'est écoulé provient principalement des prunes entières.

La peau des fruits entiers est tendue. Va-t-elle résister ?

Encore une heure plus tard :

Prunes_04

Manifestement les moitiés "chair contre plat" n'iront pas plus loin. Je les ai sortis.

Les fruits entiers n'ont pas craqué.

Une heure et demi plus tard, le résultat final :

Prunes_05

Petite revue de détail :

Prunes_06

Les premiers fruits prélevés.

Ils n'ont que la peau sur les os ... sans les os

Prunes_07

Les autres demi-fruits avaient un peu plus de chair

Prunes_08

et nos fameux pruneaux !

Ils étaient moins charnus que ceux du commerce. Cela doit tenir au moins au fait du temps de cuisson qu'il faudrait légèrement réduire.

Mais surtout, ils n'avaient pas le même  goût ... disons que les miens étaient passablement acides !

Ils ne devaient pas être assez mûrs. Mais vu le soleil d'enfer que nous avons cette année ....

Disons donc que l'essai n'est pas complètement concluant, sans être totalement négatif.

Une vraie réponse de normand cela !

Mais je n'ai pas complètement perdu mon après-midi.

J'avais un petit stock de prunes ...

Prunes_09

J'en ai fait de la confiture à l'estragon.

Un délice ...

Ah mon prunier ...

Il était une fois un gentil J-P qui avait envie d'abricots.

Il acheta donc un abricotier, qu'il planta dans notre jardin naissant.

Ce malheureux arbre supporta mal notre petit paradis, dépérit et périt.

Notre jardinier l'arracha et jeta l'arbrisseau sur le compost.

Quelques semaines (mois ?) plus tard, au cours d'une opération nettoyage par crémation de brachanges diverses, J-Pierre décida d'y ajouter les restes de feu l'abricotier.

Au moment d'aller rejoindre ses congénères dans le brasier, il s'aperçut que les racines étaient vigoureuses, s'étant nourries du compost et qu'une petite branche semblait vouloir se développer à la base du tronc.

Répit et vie sauve lui fut accordé. On lui trancha les parties mortes (c'est-à-dire tout ce qui dépassait au dessus de 10 cms des racines !) et on replanta la souche au jardin.

L'arbre se développa et finit une saison par avoir quelques fruits, que nous surveillâmes attentivement.

Ils grossirent et nous bavions déjà à l'idée de déguster une poignée d'abricots dorés.

Pour l'instant les fruits étaient formés mais étaient verts.

Je m'étonnais que la peau ne soit pas duveteuse, mais peut-être qu'elle prenait cet aspect lorsque les fruits allaient mûrir pensais-je, un peu perplexe.

Ils finirent par murir. Et nous récoltâmes de magnifiques .... prunes !

Fallait-il crier au miracle ?

A l'arnaque au moment de l'achat ?

Notre stupéfaction passée, nous avons réalisé que la branche avait poussé sous la greffe et donc que nous avons obtenu l'arbre d'origine, avant greffon : un prunier d'Ente.

Et voilà comment j'obtiens des prunes sur mon abricotier !

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Mes essais - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 août 2007

Une petite marche pour digérer ?

Nous avons donc passé une soirée délicieuse et nous avons essayé de la prolonger le plus possible ...

Nous avions laissé notre véhicule au Parc Relais de la Buttinière à Lormont et avions relié le centre ville de Bordeaux en tram.

Nous avons quitté le restaurant. Il devait être aux alentours de minuit. Nous continions à discuter dans la ruelle, prenant quelques photos, les hommes nous attendant patiemment, résignés à ne pouvoir nous bouger de là.

Puis nous rejoignîmes la Place de la Bourse pour prendre un tram. Babsy et son mari attendant avec nous, en devisant, profitant du magnifique point de vue que l'on a sur la Rive Droite, le Port de la Lune, le Pont de Pierre, les Quais réaménagés ...

Un tram arriva, mais il affichait "sans voyageurs". Nous décidions donc de nous avancer vers la Porte de Bourgogne pour prendre notre correspondance et nous prîmes congés vers minuit et demi.

Sur place deux trams étaient annoncés sur les panneaux lumineux, à 25 et 40 minutes. Aucun des deux n'allant jusqu'au terminus des lignes, ni même jusqu'à la Buttinière.

Nous nous engageâmes sur le Pont de Pierre d'un pas alerte, mais inutile de vous dire que Jean-Pierre n'arborait pas le plus grand de ses sourires ! Et ce n'était pas le moment de proposer un arrêt pour admirer la vue sur la façade XVIIIème qui longe la Garonne et sur la Place de la Bourse, majestueuses même à cette heure. Et encore moins d'émettre l'envie de prendre une photo !

Je me suis gardée de tout commentaire et nous avons amorcé la remontée de l'Avenue Thiers en vue de rallier le parking qui n'était distant que ... de 4 kms environ.

Place Stalingrad, vide et silencieuse.

Un doute envahit mon esprit, que j'émis doucement :

- Tu crois que le parking sera ouvert à cette heure ?

- Quelle question ! bien sûr ! Il faut bien récupérer les voitures !

- Ah. pourtant il me semblait ...

A hauteur de la station Thiers-Benauge, j'ai senti poindre des brûlures précurseuses d'ampoules sous la plante des pieds. Il est vrai que j'avais des chaussures à lanières et talons compensés, pas spécialement adaptées à une petite marche digestive. Mais je jugeais plus prudent de n'émettre la moindre plainte et pris la décision de continuer pieds nus.

J'avançais donc dans la douceur de la nuit, les sandales à la main, telle une starlette des années 60 sur la Croisette. Sauf que je n'ai rien d'une starlette, qu'il n'y avait aucun paparazzi à l'horizon et que le seul public à ma disposition était mon cher et tendre. Autant dire que je n'ai pas rencontré le succès auquel j'étais en droit d'espérer !

J'ai pu apprécier la relative douceur du bitume, exempt de cailloux pointus et déchets gênants.

A hauteur de Galin, deux policiers contrôlaient un scooter, penchés sur le moteur, lampe électrique à la main, à déchiffrer les numéros moteur.

A hauteur du Pont Saint Emilion, je jetais un oeil sur le parking sur lequel il nous arrivait de garer notre véhicule. Mais tel n'avait pas été notre choix ce soir. Naturellement, je ne fis aucun commentaire.

Près des travaux de la gare de Cenon, je dus remettre mes chaussures vu les gravas jalonnant le bord de la route. Je réfreinais une grimace et continuai à suivre JP, toujours silencieux depuis notre départ.

Il ne nous restait plus que 800 mètres environ à faire : la côte des 4 Pavillons.

En fait, elle n'est pas si terrible que cela à pied. Pour rien au monde je ne l'attaquerai en vélo, mais en prenant la voie de circulation des autos de service, interdite à la circulation, nous avons grimpé tranquillement ces dernièrs hectomètres, les 3 étages du Parc-Relais en point de mire.

De loin, j'aperçus l'accès aux escaliers et ascenceurs ... fermé par un rideau de fer.

Qu'à cela ne tienne me dit Jean-Pierre, on va contourner le bâtiment et entrer par la voie d'accès des véhicules.

Allez, encore quelques mètres en mode "grimpeur".

Je laissais JP approcher la cabine du gardien de nuit, mais je connaissais déjà le résultat. Les voies d'accès étaient fermées, avec de superbes rideaux de fer qui rutilaient dans la nuit.

Je récupérais un mari fataliste qui m'annonça que le parking réouvrait ses portes à 5 h du matin.

Et nous voilà plantés au rond-point situé à la sortie du parc-relais.

Je jetais un oeil sur ma montre. 1 heure 50 du matin.

Je tentais un timide "on fait quoi ?"

- On attend l'ouverture pardi ! Tu veux renter à la maison à pied ?

- Heu .... 20 kms ? non merci. On pourrait aller jusqu'aux urgences de la clinique d'à côté et demander un taxi ?

- Ca va pas non ?

- Bon. Et appeler une des filles pour venir nous chercher ?

- C'est cela ! on va les réveiller en pleine nuit !

- OK Comme tu veux. On est en vacances après tout et il fait bon. Mais quitte à attendre, je préfère être assise. On va redescendre à la station de tram et s'asseoir sur un banc.

Et 50 mètres de plus (en descente cette fois-ci, cela changeait un peu !)

Nous avons squatté le premier banc. Et je me suis installée. Quitte à attendre, autant que ce soit relativement confortablement. J'ai calé mon sac derrière mes reins, ai posé ma tête sur l'épaule de J.P, ai allongé les jambes sur le banc et décidais de sommenoler.

Alors là, mon JP il a gambergé un peu.  J'ai entendu un léger "Appelle-donc Céline" puis après une hésitation "oui, parce que si la police vient à passer, on va se faire embarquer"

Tu parles ! 3 heures à attendre tout seul, cela n'a pas du trop l'enchanter.

Sac. Portable. Numéro de notre fille nouvellement installée. Sonnerie. Messagerie. J'ai raccroché.

Numéro du copain de notre fille nouvellement installée. Sonnerie. Céline qui décroche.

"Maman ? heu ... tu as vu l'heure ? il est deux heures"

"Oui ma chérie. Tu dormais ?"

"Non, nous sommes chez des amis, à Saint Louis de Montferrand. On allait attaquer un Monopoly"

En deux mots j'explique notre situation. Un grand éclat de rire me perce les tympans. Elle s'étrangle en racontant notre mésaventure autour d'elle (faudra que je revois mon éducation : et la charité ? hein ? pfff).

Finalement, elle nous a envoyé notre gendre. Il a eu comme consigne de ne faire aucune remarque, mais il a eu du mal à dissimuler un petit sourire narquois.

Nous avons finalement retrouvé nos pénates peu avant 3 heures.

En se couchant, Jean-Pierre commençait à gromeler. Je me suis redressée : "Dis-donc, si cela était arrivé à des amis, tu n'aurais pas été plié de rire ?" Un "oui" dans un souffle fut sa seule réponse, avant de partir dans un éclat de rire !

C'était pas tout, le lendemain, il nous fallut récupérer la voiture.

Une petite ballade en scooter pour rallier le parking. Un mot sur le pare-brise indiquant qu'il était interdit de laisser la voiture pendant la nuit et donc une amende à régler pour récupérer le véhicule. Je m'excusais auprès de l'agent de contrôle sur notre non-intention délibérée et à l'énoncé de notre marche nocturne, je vis sa mine ahurie et entendis un "allez, c'est bon, passez" !

Mais .... je ferais pas cela tous les jours !

patatafrita

J'en aurai presque oublié de vous montrer ce que Patatafrita nous a ramené ...

des mostachones (gros macarons), de l'huile d'olive, de l'encre de calamar et des recettes ... charentaises !

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Et à part cela ? - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 août 2007

Le Parlement des Graves

Nous avions rendez-vous avec Babsy et son mari, un couple bordelais et Patatafrita, une expatriée à Madrid, en transit à Bordeaux après quelques jours de vacances à La Rochelle, toutes deux habituées du forum Marmiton. Je devais choisir le restaurant et Patatafrita voulant du "local", j'optais donc, les yeux fermés pour le Parlement des Graves, étant sûre que nous n'allions pas être déçus et que nous allions passer une bonne soirée.

Nous avons donc pris place dans la salle rénovée dans un style sobre et élégant.

Parlement_02

Parlement_01

Tout à nos papotages et babillages, nous en oubliâmes presque de choisir nos plats.

Nous parvîmes quand même à commander nos apéritifs.

Ce fut ensuite la ronde des plats, noyés dans nos histoires et anecdotes.

En vrac ...

Parlement_03

piquillos farcis au saumon et crustacés

Parlement_04

croquant de ris de veau aux champignons

Parlement_05

salade landaise avec magret fumé, gésiers confits et foie gras

Parlement_06

du foie gras maison avec sa gelée de fruits rouges

Parlement_07

du gigot de 7 heures

Parlement_10

Duo de poissons aux crustacés

Parlement_08

pavé de canard

Parlement_12

soupe de fraises et melon

J'ai vu passer également de la crème brûlée fort sympathique ...

Parlement_11

et un café gourmand composé de crumble aux pommes, de glace, de fondant au chocolat etde crème brûlée.

Parlement_13

L'incontournable café

Parlement_14

et celui du café gourmand préservé pour éviter qu'il ne refroidisse trop vite !

Pour finir ce repas, nous avons savouré une menzana verde

Parlement_15

Le repas fut émaillé de verres de sauternes, de graves rouge ou blanc, de pessac-léognan blanc ...

Un moment auquel nous avons eu du mal à mettre fin ...

Nous avons continué à discuter dans la ruelle du restaurant, sous le regard résigné des hommes.

Nous finîmes par nous séparer, à regret...

Parlement_09

Dans quelques jours, je vous raconterai notre retour ... épique !

Une soirée que nous sommes loin d'oublier !

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Restaurants - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 août 2007

Premier repas de céliparents

Nos filles partant les unes après les autres, nous avançons à grands pas vers notre statut de céliparents.

Nous avons pris notre premier repas après le départ de notre seconde fille sur le terrasse baignée de soleil.

DSCF3741

côtelettes de moutons avec salade, tomates provençales et poivrons confits

DSCF3735

Et nous avons accompagné notre café avec les derniers florentins bretons, souvenirs de notre séjour quiberonnais.

Fallait bien cela !

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Autour de ma table - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 août 2007

Journée harassante, soirée délicieuse

Il y a des jours où l'on a l'impression qu'ils comportent plus de 24 heures tant ils sont chargés.

Hier était un de ces jours.

Le matin fut consacré à boucler la valise de ma plus jeune fille qui allait rejoindre des amis à Narbonne pour passer quelques jours de vacances du côté de Port la Nouvelle.

Donc, derniers repassages, inventaire de tout ce qu'il ne faut pas oublier ...

Puis un saut à la supérette du village pour des achats de dernière minute.

Et on file sur Bordeaux pour prendre le train de midi.

De retour à la maison, j'ai avalé en vitesse quelques tranches de melon, un bout de fromage et un café avant de repartir sur Bordeaux en fourgon avec un ami afin de récupérer des meubles et de la vaisselle pour ma seconde fille qui quitte le nid familial.

En 4 heures, nous avons :

- évité les bouchons des départs en vacances

- emballé 2 services de table en porcelaine

- descendu une table, 6 chaises, un canapé, deux fauteuils, une table basse (2 étages, sans ascenceur, avec escalier en colimaçon)

- chargé la fourgonette

- retourné à la maison décharger la cargaison (le meuble du fond restant à la maison)

- rechargé la fourgonette en y rajoutant des meubles provenant de la maison 

- déchargé le tout chez ma fille (un étage sans ascenceur)

De retour à la maison, poussièreuse, harassée, fourbue, je ne rêvais que de m'affaler sur le canapé en attendant le retour de Jean-Pierre une heure plus tard ...

C'était sans compter sur les incendies entre Nîmes et Lunel ...

Le train venant de Paris, dans lequel se trouvaient les amis devant récupérer ma fille à Narbonne était immobilisé.

Ma fille étant arrivée à Narbonne, je l'ai "prise en charge" par téléphone (vive les portables !) afin qu'elle puisse prendre un train pour Port la Nouvelle, puis un taxi pour se rendre à la location, récupérer les clés, s'installer et repartir en ville pour prévoir un repas de fortune pour le soir, pour elle et ses amis.

Ma fille venait juste d'arriver à bon port lorsque Jean-Pierre est rentré du travail. Ouvrant le frigo, désespéremment vide, il soupira "c'est bien la peine de se débarrasser de nos filles si c'est pour mourir de faim".

On décida donc d'aller grignoter un petit quelque chose vite fait à l'extérieur.

Ayant fait 2 fois l'aller-retour à Bordeaux dans la journée, je proposais de nous diriger plutôt vers Libourne.

Nous nous sommes arrêtés en route, au restaurant italien où nous avions fêté les 18 ans de notre fille (celle en rade à Narbonne) avec l'intention de prendre vite-fait une pizza.

La serveuse proposa de nous installer dans le jardin-terrasse.

Et là, le temps s'est arrêté, la course à la montre suspendue ...

Une cour, au sol recouvert de caillebotis de bois patiné par le temps, un mur recouvert de lierre, un superbe citronnier, des tables en bois exotique ou en fer forgé vert d'eau, des parasols de toile blanche, des buis en pots, des bougies sur les tables, un cyprès s'élevant fièrement vers le ciel, des figurines de terre cuite accrochées au mur de pierres, un réverbère de fer forgé ...

Nous nous installâmes à une table, nichée à l'abri d'un laurier-rose en fleurs, nous dérobant la vue d'une partie des autres tables, toutes largement espacées afin ne pas gêner les convives voisins.

Nous avons commandés des pizzas. Une calzone à la pancetta pour Jean-Pierre et une 4 fromages au pesto maison pour moi. Mais nous avons finalement pris notre temps pour les savourer.

Une douce ambiance, un peu hors du temps ...

Nous avions l'impression d'être ailleurs ... peut-être en Italie ...

Jean-Pierre était en train de commander une crème brûlée à la fleur d'oranger et moi un café gourmand quand surgit dans la cour un petit bout de femme, ressemblant à Macha Méryl, poussant un orgue de Barbarie jaune, un bonnet de cuir rouge surmontant un visage espiègle aux yeux clairs, répondant au nom de Colibri.

Elle s'installa entre les tables, faisant choisir des airs aux uns et aux autres.

Tournant la manivelle, sautillant et interpellant les clients, elle entonnait les chansons les unes après les autres, communiquant sa bonne humeur, laissant les enfants curieux actionner les bandes de cartons perforés ...

Nous n'étions plus en Italie, mais à Paris au début du XXème siècle ...

Je croquais dans un macaron moëlleux sur "l'Amant de Saint Jean", dégustait de la crème brûlée sur "J'ai la mémoire qui flanche" et mon café sur "Salade de Fruits" ...

Nous avons fini par nous extirper de nos chaises ... alors qu'une voix fredonnait "Le jardin extraordinaire" au son d'un limonaire...

Il est des jours qui finissent plus sereinement qu'ils n'ont commencé ...

....

Pas de photos, l'appareil étant resté à la maison.

Encore une occasion où j'ai regretté de ne pas l'avoir fait suivre ... tout comme le soir du 14 juillet ... que je vous raconterais peut-être.

Des nouvelles des amis : A minuit, ils n'étaient toujours pas arrivés à destination. Voyageant en train-auto, ils n'ont pu récupérer leur voiture à Narbonne comme cela aurait du se passer à 16 h et espéraient qu'un taxi affrété par la SNCF les mènent à bon port.

Edit 11 H 15 : En fait, ils ont pu récupérer leur véhicule à Narbonne et sont arrivés à la location à 2 h du matin. Je pense que leurs vacances seront bien méritées !

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Histoire sans images - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 août 2007

Toujours du classique pour Belle-Maman

La fête au village m'a donné l'occasion d'inviter mes beaux-parents.

Dans la grisaille de cet été, nous eûmes de la chance, c'était un des rares jours de beau temps et nous purent même profiter de la terrasse, ce qui est quand même assez rare cette année.

Nous avons terminé la bouteille de marsala maison faite par mon amie picarde, que j'avais accompagné de roulé de jambon au fromage ail et fines herbes.

repas_01

Il faisait beau, mais ce n'était pas la canicule quand même. Mes beaux-parents étant des mangeurs de soupe journaliers, nous leur avons servi une soupe de poissons ramenée de Bretagne, améliorée avec des langoustines et des filets de panga, le tout cuit en court-bouillon avant d'être rajouté à la soupe.

repas_02

Nous avions ensuite préparé un rôti de boeuf avec des pommes de terre aux cèpes.

repas_04

repas_06

suivi d'une tarte aux mirabelles, sur fond de crème pâtissière

repas_07

repas_11

et le café bien entendu !

repas_12

Vous avez vu ma jolie boîte à sucre ?

C'est un clin d'oeil à JP qui est fan de BD et notamment d'Astérix.

La journée s'est poursuivie entre concours de pétanque et feu d'artifice ...

Du classique quoi !

Posté par LaCuillerEnBois à 07:30 - Autour de ma table - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1