la cuiller en bois

la cuisine est un partage

14 mai 2008

Envie de vacances à la campagne ?

Une fois n'est pas coutume, je vais jouer à la Jeune Dame de l'Agence de Voyage ...

(j'avais préparé ce billet avant le précédent publié)

Le bon air cela vous dit ? au calme, en pleine campagne ? allez ... fermez les yeux et res-pi-rez !

Plus sérieusement, si jamais vous ne savez pas où aller cet été, si vous êtes 2, 4, 6 ... ou même plus de 10 ... j'ai un plan "campagne et sérénité" à vous proposer.

Alors autant vous prévenir de suite : ce n'est pas en bord d'océan, ce n'est pas près des endroits à la mode où l'on danse jusqu'à plus d'heures, ce n'est pas parmi une foule d'autres vacanciers à partager la même soirée paëlla.

Non, c'est ... au milieu des prés.

Calme et sérénité je vous ai dit !

On fait le tour du propriétaire ?

En fait il s'agit de gîtes. 3 plus précisément.

Deux mitoyens, mais indépendants et assez spacieux pour ne pas se gêner. Avec l'avantage que si vous êtes nombreux, on peut les "réunir" en un et là, vous disposez d'une immense maison de campagne à savourer.

Je vous montre

Le premier gîte la "Maison"

La cuisine

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Enfin, une partie de la cuisine, je n'ai pas pu prendre la cheminée ancienne qui s'y trouve.

La salle à manger

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Les chambres

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Le salon

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la salle de bains

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et d'autres recoins

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Le second gîte "La Grange" est attenant (mais sans vis à vis)

Le salon / salle à manger

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la cuisine

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les chambres

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les salles de bain

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et quelques détails ...

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Quand au troisième gîte plus "modeste" (126 m2 pour 5 personnes quand même) je n'ai malheureusement plus de photos, un problème de mort subite de disque dur avant gravage de photos sur cd ....

Mais vous pouvez le trouvez avec les deux autres sur le site du Domaine

Ah une dernière précision : je n'ai aucune commission sur les locations et autres ! Si je vous en parle c'est parce que je connais très très bien les propriétaires et que j'ai un vrai coup de coeur pour ces gîtes. J'en ai vécu le montage, l'avancée des travaux, les questionnements, les grandes discussions sur le choix des pièces et décorations et j'ai suivi les kms parcourus pour trouver le vase, la table, les rideaux qui s'harmoniseraient avec le reste ...

Et si vous louez, faites-moi signe, je viendrais vous faire payer un café !

Jacqueline et Jean-Luc VILLEPONTOUX

Domaine des Faures

33920 CIVRAC DE BLAYE

05 57 58 00 24

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12 mai 2008

Annonce immobilière pour bloggeuse en détresse !

Vous avez été nombreuses (ou pas d'ailleurs) à suivre les aventures de Plastie dans, entre autres, sa quête d'un travail,  ses démêlés avec l'ANPE ...

Elle a finalement trouvé un job à sa mesure sur Paris, abandonnant sa province ...

Elle est en période d'essai, a réussi à trouver, grâce au réseau de bloggeurs un hébergement provisoire pour cette période d'essai mais cherche, désespéremment un "vrai" toit pour pouvoir accepter le CDI qui se profile à l'horizon ...

Je "monte" souvent à Paris, mais je n'ai aucune compétence/relation/filière en matière immobilière ...

Si vous voyez quelque chose qui pourrait l'intéresser, contactez-là !

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Merci pour elle.

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06 mars 2008

C'est la saison qu'il parait !

Nous sommes en période de campagne électorale ...

Et il faut voter ...

Il parait oui !

Bon rassurez-vous je ne me lance pas dans la politique (bien que cela m'ait un peu chatouillé il y a quelques années avec une bande de copains un peu déjantés ... dont l'un a continué et se présente cette année aux municipales)

Bref, comme disait Pépin (là, c'est ma soeur qui va s'esclaffer : Ah il y avait longtemps ... ce brave Pépin !)

Donc, je ne vais pas vous en faire un roman ...

Et bien si ! Justement ! que je vais vous en faire un ROMANS !

Voyez chère lectrice et cher lecteur (z'avez vu le ton pompeux que je prends ? oui cela aussi je sais faire parfois !) par un beau matin d'égarement (oui, il faisait beau ...) je me suis inscrite en deux clics au Festival de Romans !

Ne me demandez pas pourquoi, je n'ai pas encore trouvé la réponse.

Alors si vous aussi vous voulez jouer du clic et remplir vos obligations citoyennes ... c'est par ici que cela se passe !

Pour ceux qui n'aurait pas trouver la bonne page (je ne me moque pas, je suis du genre à galérer pour aller au bon endroit sur certains sites) c'est LA ... je me trouve à la lettre L...

Festival de Romans

Promis, si je gagne ... ben je sais pas ce que je ferais.

Et si je gagne pas, je ne sauterais pas par la fenêtre de ma cuisine (surtout qu'elle est au rez-de-chaussée et qu'il y a des barreaux).

Ceci dit ... à l'heure actuelle, je suis en OUACANCES pour une dizaine de jours.

Vous aurez peut-être des articles si j'ai le temps d'en boucler avant de partir (pouvu que je ne confonde pas avec le bouclage des valises !)

Vous en aurez peut-être pas ...

Mais je penserais à vous.

Peut-être.

PS : Ne croyez pas que ce blog me rende un peu barge, je l'étais bien avant :-)

re PS : En fait je m'en fiche de gagner ou pas (même pas en rêve j'y crois à la Victoire) et je me demande encore pourquoi je me suis inscrite ! Du moment que je peux continuer à raconter mes petites histoires dans mon coin, je suis ravie ...

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13 janvier 2008

Tourbillons de lumières et de tables

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J'ai une âme de collectionneuse.

Mais je me soigne.

On m'aide en me faisant, à juste titre, remarquer que nous n'avons qu'une maison aux dimensions modestes, et non pas un palace aux mille et une pièces ...

J'aime aussi garder trace des choses éphémères, de moments ponctuels, des lieux visités ...

J'ai donc pris l'habitude de mettre en albums mes prises photographiques, pas toujours en relation avec la cuisine.

Les deux derniers nés de ma collection ont été très rapidement alimentés, et pas seulement par mes soins.

La période des fêtes de fin d'année s'éloigne ...

Alors on va essayer de prolonger sa magie, que ce soit par les décorations de rues et magasins ou par un aperçu de tables de fêtes (pas seulement de celles de Noël et du Nouvel An d'ailleurs).

Merci à celles qui m'ont aidé dans mon délire de fin d'année : Bounty, Phanie, Christ, Isabelle et ma soeur qui a du faire fondre les piles de son appareil ! (vous pouvez continuer, un album n'est jamais "clos" chez moi !).

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09 décembre 2007

J'assume !

Vendredi soir pluvieux.

Un aller-retour à Angoulême dans la soirée à deux voitures pour ramener celle de notre fille qui sortait d'une révision mécanique.

Finalement alors qu'elle ne devait pas rentrer à la maison pour cause de déplacement sportif à Montpellier, nous rentrons avec notre fille, qui sera récupérée le lendemain après-midi par son coach dans la banlieue de Bordeaux.

Retour à la maison vers 23 h, sans n'avoir rien prévu pour le repas.

Les repas tardif des vendredis soir quand notre fille rentre, sont en général composé de ses plats préférés (gratin de coquillettes, tartines au chèvre, salade melon-mimolette, cordon bleus maison etc ...)

Donc dans l'urgence nous avons décidé de lui faire plaisir ...

Nous l'avons laissée choisir, lui faisant complètement confiance, car de toute façon, pour nous le résultat sera le même !

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J'assume j'ai dit !

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03 décembre 2007

Jingle bells, jingle bells, jingle all the way !

Décembre vient de pointer son nez ...

Décembre et son cortège immuable de lumières et décorations qui va nous mener tout doucement (ou très rapidement !) jusqu'à Noël et le Jour de l'An.

J'aime le contraste des lumières et de la chaleur qu'elles dégagent avec le froid, les nez rougis, les écharpes et bonnets ... et parfois la neige.

Regarder un scintillement dans la nuit me réchauffe instinctivement et je retrouve une âme d'enfant à contempler les décorations qui éclosent dans les rues, sur les maisons et monuments publics, dans les vitrines des magasins ... Qu'elles soient douces et discrètes ou flambloyantes et imposantes, j'y trouve souvent du charme, de la poésie ...

J'ouvre donc un album photo de ces décorations que j'alimenterais au fur et à mesure de mes ballades.

Si vous voulez y apporter votre touche, j'y mettrais vos photos avec plaisir ...

Il suffit de m'envoyer vos clichés, en m'indiquant le lieu (si vous désirez qu'il paraisse).

Je cherche donc des décorations de rues, de maisons mais aussi des vitrines.

Le fil conducteur sera la poésie, l'émerveillement, la douceur ...

A vos appareils !

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Edit 8 h 50 : Naturellement si dans votre région/pays il y a des traditions particulières concernant les décorations de Noël, je suis preneuse ! Racontez-moi cela en détails ...

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03 octobre 2007

La Gueille-Ferraille des mots

En faisant du rangement, je suis tombée sur un "livre" que j'ai depuis presque trente ans. En fait, il s'agit plutôt d'une publication artisanale, feuilles dactylographiées photocopiées et reliées de manièe sommaire.

"La Gueille-Ferraille des Mots" de Max-Henry GONTHIE

comportant comme sous-titre :

Eléments de vocabulaire populaire bordelais

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Ce nom vient de l'ancien nom de la foire à la brocante où des chiffonniers ambulants y vendaient des tissus (gueilles) et vieux objets rouillés.

Chaque région a son langage propre, hérité de l'ancien français, de patois local, de langues régionales plus ou moins tombées dans l'oubli.

A Bordeaux, la langue gasconne était la langue officielle jusqu'au XVIème siècle. Avec l'utilisation du français par la bourgeoisie, le patois gascon ne fut plus utilisé que par le "bas-peuple". Mais les "gens bien élevés" se devaient de le connaitre, afin de pouvoir communiquer. Il s'en est suivi une utilisation d'expressions populaires, dont certaines sont encore un usage aujourd'hui encore.

Ce petit ouvrage en répertorie un grand nombre, qui à leur lecture, me renvoie souvent dans mon enfance, ressucitant les voix anciennes, les accents et intonations sonnant à mes oreilles.

Ce petit ouvrage édicte les principales régles de prononciations locales.

"Ignorance des syncopes française (type e muet). Là ou le bordelais compte 12 syllabes d'intensité inégale, mais toutes clairement accentuées : "une petite femme sur la fenêtre", le français n'en compte que 7, toutes atones "un'p'tit fam sur la fnètr"

"Les voyelles dites nasales ne sont que partiellement nasalisées et sont suivies d'une résonnance consonantique : Quand le bordelais dit : bon, pain, rien ... le parisien entend bong, paing, rieng"

C'est simple non ?

Je ne vais pas vous retranscrire toute la brochure, mais je voudrais quand même vous livrer quelques extraits, principalement dans le domaine culinaire.

Barragane : petit poireau sauvage qui poussait dans les règes (rangs) de vigne.

Bernique : une variété de coquillage

Cagouille : Escargot

Catalan : variété de champignon (lactaire délicieux)

Grattons : Genre de rillettes avec de gros morceaux de maigre.

Grenier : plat médocain à base de tripes de porc

Mange-tout : une variété de haricots

Goût de rimé : goût d'un laitage qui a attaché au fond de la casserole

Tourin : soupe à l'oignon. Tourin à la tomate, tourin blanchi -avec un oeuf-, tourin à l'ail. (Traditionnellement on porte le tourin aux jeunes mariés à l'issue de leur nuit de noces, vers les 5-6 h du matin, après les avoir cherchés dans leur retraite tenue secrète)

Sanguète : sang du poulet que l'on saigne. (recueilli dans une assiette dans laquelle on a disposé de l'ail ou de l'échalotte. Une fois le sang figé, on fait glissé le disque dans la poêle et on fait cuire)

Tremper la soupe : verser le bouillon sur le pain disposé en tranches ou morceaux dans l'assiette ou la soupière

Ventrêche : lard de porc, salée ou fraîche

Je ne résiste pas à l'envie de vous donner la définition de l'entrecôte :

"Plat typique bordelais. Pour le réussir, il suffit d'un ou deux fagots de sarments. Quelques échalottes cures et hachées, du pouvre, sel, un peu d'huile, un calendrier des postes pour éventer les braises, un gril et ... un morceau de viande de haute qualité. On peut compléter la recette par de la moëlle de boeuf, ou bien du vin rouge etc ... mais ce sont là raffinements sophistiqués et quelques fois trompeurs."

Et je peux vous dire qu'"ici", c'est à dire dans les foyers, l'entrecôte bordelaise c'est nature sur le gril avec des échalottes. Il n'y a que dans les restaurants qu'on la trouve "à la bordelaise" avec sauce au vin.

J'y ai retrouvé également de nombreux mots et expressions que j'utilise encore ... carasson, fraichin, cailler, mounaque, caguer, bourrier, cabanner les contre-vents, gonze, cavaillons, souillarde, chabrot, drôle et drôlesse, tu m'estounes, tantôt, vîme, clumer ...

Mais je suis sûre que je ne suis pas la seule à les utiliser ...

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24 septembre 2007

Gare, Gares ... je m'égare

La rentrée ...

Pour moi, ce fut synonyme de réunions diverses et variées.

Et pour augmenter le plaisir ... dans des endroits divers et variés.

Avec peu de temps consacrés à la cuisine, ni même aux restaurants.

Avec aux retours, un kaléidoscope d'images et d'impressions fugitives.

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Limoges ...

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Lisieux ...

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... aux souterrains décorés

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un crochet par Angoulême ...

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ou je n'ai pas eu le temps de m'arrêter prendre de café

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malgré le côté engageant de son Buffet

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Mes pas (enfin ... les rails plutôt) m'ont menée également à Périgueux, ou j'ai croisé comme un clin d'oeil

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mon café fut servi de manière plus conventionnelle

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Un nouvel arrêt à Limoges

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Sans oublier l'incontournable Paris

et l'incontournable Coupe du Monde de Rugby

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des quais plus ou moins déserts

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J'ai parfois le sentiment d'être un pigeon voyageur.

J'ai d'ailleurs croisé l'un de mes frères ...

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09 septembre 2007

Et de deux !

Il me semble que c'était hier ...

Et pourtant cela remonte à plus de deux ans.

Et hier, nouvelle émotion.

Une journée tranquille et ordinaire.

A 16 h, nous étions en train de faire quelques courses ; ma fille en a profité pour aller embrasser son père.

A 16 h 30, de retour à la maison, elle m'a demandé de l'emmener à la clinique ... par précaution.

A 16 h 50, nous sommes arrivées à la maternité.

A 17 h 10 mon gendre est venu nous rejoindre.

A 17 h 22 Yanis faisait son entrée dans la famille... Mathéo avait un petit frère.

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18 août 2007

Une petite marche pour digérer ?

Nous avons donc passé une soirée délicieuse et nous avons essayé de la prolonger le plus possible ...

Nous avions laissé notre véhicule au Parc Relais de la Buttinière à Lormont et avions relié le centre ville de Bordeaux en tram.

Nous avons quitté le restaurant. Il devait être aux alentours de minuit. Nous continions à discuter dans la ruelle, prenant quelques photos, les hommes nous attendant patiemment, résignés à ne pouvoir nous bouger de là.

Puis nous rejoignîmes la Place de la Bourse pour prendre un tram. Babsy et son mari attendant avec nous, en devisant, profitant du magnifique point de vue que l'on a sur la Rive Droite, le Port de la Lune, le Pont de Pierre, les Quais réaménagés ...

Un tram arriva, mais il affichait "sans voyageurs". Nous décidions donc de nous avancer vers la Porte de Bourgogne pour prendre notre correspondance et nous prîmes congés vers minuit et demi.

Sur place deux trams étaient annoncés sur les panneaux lumineux, à 25 et 40 minutes. Aucun des deux n'allant jusqu'au terminus des lignes, ni même jusqu'à la Buttinière.

Nous nous engageâmes sur le Pont de Pierre d'un pas alerte, mais inutile de vous dire que Jean-Pierre n'arborait pas le plus grand de ses sourires ! Et ce n'était pas le moment de proposer un arrêt pour admirer la vue sur la façade XVIIIème qui longe la Garonne et sur la Place de la Bourse, majestueuses même à cette heure. Et encore moins d'émettre l'envie de prendre une photo !

Je me suis gardée de tout commentaire et nous avons amorcé la remontée de l'Avenue Thiers en vue de rallier le parking qui n'était distant que ... de 4 kms environ.

Place Stalingrad, vide et silencieuse.

Un doute envahit mon esprit, que j'émis doucement :

- Tu crois que le parking sera ouvert à cette heure ?

- Quelle question ! bien sûr ! Il faut bien récupérer les voitures !

- Ah. pourtant il me semblait ...

A hauteur de la station Thiers-Benauge, j'ai senti poindre des brûlures précurseuses d'ampoules sous la plante des pieds. Il est vrai que j'avais des chaussures à lanières et talons compensés, pas spécialement adaptées à une petite marche digestive. Mais je jugeais plus prudent de n'émettre la moindre plainte et pris la décision de continuer pieds nus.

J'avançais donc dans la douceur de la nuit, les sandales à la main, telle une starlette des années 60 sur la Croisette. Sauf que je n'ai rien d'une starlette, qu'il n'y avait aucun paparazzi à l'horizon et que le seul public à ma disposition était mon cher et tendre. Autant dire que je n'ai pas rencontré le succès auquel j'étais en droit d'espérer !

J'ai pu apprécier la relative douceur du bitume, exempt de cailloux pointus et déchets gênants.

A hauteur de Galin, deux policiers contrôlaient un scooter, penchés sur le moteur, lampe électrique à la main, à déchiffrer les numéros moteur.

A hauteur du Pont Saint Emilion, je jetais un oeil sur le parking sur lequel il nous arrivait de garer notre véhicule. Mais tel n'avait pas été notre choix ce soir. Naturellement, je ne fis aucun commentaire.

Près des travaux de la gare de Cenon, je dus remettre mes chaussures vu les gravas jalonnant le bord de la route. Je réfreinais une grimace et continuai à suivre JP, toujours silencieux depuis notre départ.

Il ne nous restait plus que 800 mètres environ à faire : la côte des 4 Pavillons.

En fait, elle n'est pas si terrible que cela à pied. Pour rien au monde je ne l'attaquerai en vélo, mais en prenant la voie de circulation des autos de service, interdite à la circulation, nous avons grimpé tranquillement ces dernièrs hectomètres, les 3 étages du Parc-Relais en point de mire.

De loin, j'aperçus l'accès aux escaliers et ascenceurs ... fermé par un rideau de fer.

Qu'à cela ne tienne me dit Jean-Pierre, on va contourner le bâtiment et entrer par la voie d'accès des véhicules.

Allez, encore quelques mètres en mode "grimpeur".

Je laissais JP approcher la cabine du gardien de nuit, mais je connaissais déjà le résultat. Les voies d'accès étaient fermées, avec de superbes rideaux de fer qui rutilaient dans la nuit.

Je récupérais un mari fataliste qui m'annonça que le parking réouvrait ses portes à 5 h du matin.

Et nous voilà plantés au rond-point situé à la sortie du parc-relais.

Je jetais un oeil sur ma montre. 1 heure 50 du matin.

Je tentais un timide "on fait quoi ?"

- On attend l'ouverture pardi ! Tu veux renter à la maison à pied ?

- Heu .... 20 kms ? non merci. On pourrait aller jusqu'aux urgences de la clinique d'à côté et demander un taxi ?

- Ca va pas non ?

- Bon. Et appeler une des filles pour venir nous chercher ?

- C'est cela ! on va les réveiller en pleine nuit !

- OK Comme tu veux. On est en vacances après tout et il fait bon. Mais quitte à attendre, je préfère être assise. On va redescendre à la station de tram et s'asseoir sur un banc.

Et 50 mètres de plus (en descente cette fois-ci, cela changeait un peu !)

Nous avons squatté le premier banc. Et je me suis installée. Quitte à attendre, autant que ce soit relativement confortablement. J'ai calé mon sac derrière mes reins, ai posé ma tête sur l'épaule de J.P, ai allongé les jambes sur le banc et décidais de sommenoler.

Alors là, mon JP il a gambergé un peu.  J'ai entendu un léger "Appelle-donc Céline" puis après une hésitation "oui, parce que si la police vient à passer, on va se faire embarquer"

Tu parles ! 3 heures à attendre tout seul, cela n'a pas du trop l'enchanter.

Sac. Portable. Numéro de notre fille nouvellement installée. Sonnerie. Messagerie. J'ai raccroché.

Numéro du copain de notre fille nouvellement installée. Sonnerie. Céline qui décroche.

"Maman ? heu ... tu as vu l'heure ? il est deux heures"

"Oui ma chérie. Tu dormais ?"

"Non, nous sommes chez des amis, à Saint Louis de Montferrand. On allait attaquer un Monopoly"

En deux mots j'explique notre situation. Un grand éclat de rire me perce les tympans. Elle s'étrangle en racontant notre mésaventure autour d'elle (faudra que je revois mon éducation : et la charité ? hein ? pfff).

Finalement, elle nous a envoyé notre gendre. Il a eu comme consigne de ne faire aucune remarque, mais il a eu du mal à dissimuler un petit sourire narquois.

Nous avons finalement retrouvé nos pénates peu avant 3 heures.

En se couchant, Jean-Pierre commençait à gromeler. Je me suis redressée : "Dis-donc, si cela était arrivé à des amis, tu n'aurais pas été plié de rire ?" Un "oui" dans un souffle fut sa seule réponse, avant de partir dans un éclat de rire !

C'était pas tout, le lendemain, il nous fallut récupérer la voiture.

Une petite ballade en scooter pour rallier le parking. Un mot sur le pare-brise indiquant qu'il était interdit de laisser la voiture pendant la nuit et donc une amende à régler pour récupérer le véhicule. Je m'excusais auprès de l'agent de contrôle sur notre non-intention délibérée et à l'énoncé de notre marche nocturne, je vis sa mine ahurie et entendis un "allez, c'est bon, passez" !

Mais .... je ferais pas cela tous les jours !

patatafrita

J'en aurai presque oublié de vous montrer ce que Patatafrita nous a ramené ...

des mostachones (gros macarons), de l'huile d'olive, de l'encre de calamar et des recettes ... charentaises !

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