14 octobre 2005
William rouges
Ce n'est pas tout de faire de la pâte à tarte à la casserole, encore faut-il l'utiliser !
Quel choix faire ? Salé ? Sucré ?
En faisant une course de dernière minute, je passe machinalement devant le banc de fruits et légumes. Et je vois des poires William rouges. Ah ça existe en rouge les poires William ? J'habite vraiment un petit village moi !
Donc, ce sera une tarte aux poires.
Restait à trouver la recette. Je jette un coup d'oeil sur Marmiton. Rien de m'accroche vraiment. Sauf que sur le forum, quelqu'un racontait ses essais et indiquait avoir fait une tarte amandine aux poires et chocolat et avoir remplacé le chocolat par du Nutella ! Tiens donc ... cette version devrait plaire chez moi. Le Nutella passera mieux que le chocolat, pas très prisé.
Mélange du beurre, de la poudre d'amande et du sucre
J'ai rajouté les oeufs
Alors que j'avais sorti un bol pour les battre, j'ai quand même mis les oeufs directement dans le saladier ! C'est en voyant le bol sur le coin de la table que j'ai réalisé mon erreur.
J'ai donc battu énergiquement ma préparation pour rattraper le coup !
J'ai décidé de faire deux petits gâteaux, plutôt qu'un seul de taille normale. Ainsi je ne serai pas obligée de finir les gâteaux. J'aurai le choix entre congeler le second ou l'apporter à mes collègues (elles sont toujours volontaires !)
J'ai donc étalé ma pâte, après l'avoir séparée en deux parties. J'appréhendais un peu. Mais tout s'est très bien déroulé. Du bout des doigts j'ai aplati, puis poussé la pâte jusqu'aux bords, puis à remonter sur le bords. Le tout sans problème, sans déchirer la pâte. Elle est maléable, juste ce qu'il faut ! Et j'ai eu la quantité nécessaire pour foncer mes deux plats.
J'ai ensuite étalé le Nutella, solution plus rapide que la fonte du chocolat.
Avant de recouvrir le tout avec la crème d'amande
J'ai ensuite disposé mes poires coupées en tranches. L'intérieur des William rouge est blanc, comme une poire quoi !
Et après cuisson
Ce sont mes collègues qui ont eu droit à la seconde tarte. Il fallait bien que je montre à Béa ce que j'avais fait de sa recette de pâte à tarte !
11 octobre 2005
Gelée de bourru
Vu la quantité de bourru dont je disposais, j'ai tenté de faire de la gelée avec. On fait bien de la gelée de vin.
J'ai fait plusieurs tentatives, avec plus ou moins de réussite.
Mon premier essai consista à mettre la valeur d'un demi-litre de liquide à rédire sur le feu. Le bourru étant très sucré, je n'ai pas rajouté de sucre.
J'ai remué, écumé régulièrement, en attendant que le liquide réduise et s'épaississe, une odeur mi-raisin, mi-vineuse se répandant dans la cuisine.
Tout d'un coup, ce fut une odeur plus camarélisée qui vint me chatouiller les narines !
Bon ... il ne me restait plus qu'à recommencer !
J'ai mieux surveillé ma casserole et j'ai obtenu un liquide épaissi, mais quand même liquide.
Le lendemain, ma gelée avait un peu épaissie, mais n'avait pas la consistance que j'espérais.
Nous l'avons néanmoins appréciée avec des noix et du pain.
La quantité obtenue n'est pas importante, mais ce premier (enfin deuxième) essai me sembla assez prometteur pour continuer mes tentatives.
Pour ma second tentative, j'ai utilisé 2 litres de bourru. J'y ai rajouté, à moitié de la réduction, un sachet de type Vitpris.
J'ai obtenu un résultat plus épais, sans avoir non plus la consistance d'une gelée de fruits.
Jean-Pierre s'est piqué au jeu et a fait lui aussi sa tournée de gelée. Il a préparé un litre de bourru avec un sachet de Vitpris, mais il a laissé réduire moins longtemps. Il a obtenu un résultat liquide qui n'a absolument pas bougé pendant plus de 24 heures. Aussi tout est reparti dans la casserole pour une nouvelle réduction. Après une nuit de repos, la gelée était toujours aussi liquide.
Elle finit une troisième fois sur le feu. Je crois que celle-ci sera la bonne, le temps de la verser dans les pots (dont le nombre diminue à chaque tentative !) le peu qui restait au fond de la casserole se figeait !
Hier soir Jean-Pierre a encore fait un essai. Cette fois-ci, il a laissé réduire longuement le bourru et a rajouté, après réduction, un sachet entier de Vitpris. Un dernier tour de bouillon pendant quelques minutes et mise en pot (un seul !). La réduction est de l'ordre des 3/4 du liquide environ.
La gelée a pris pratiquement instantanément. "A couper au couteau" lui ai-je dit. "Parfait, je sais déjà comment l'utiliser !" m'a-t-il répondu.
Je n'avais jamais fait de gelée. Je pense que maintenant, je vais pouvoir me lancer avec des fruits rouges !
07 octobre 2005
BA-BA de Béa
Je cuisine, je cuisine .. oui bien sûr ... mais j'ai encore des "tabous" à dépasser. La pâte à tarte maison en est un. Et oui, je me contente d'utiliser des pâtes du commerce. Quelle honte n'est-ce-pas ? Je prends comme prétexte que je n'ai pas de robot et que je ne réussis pas formidablement celles que j'ai tentées.
Heureusement, ma collègue Béa a une recette "rapide et inratable" qu'elle m'a griffonée sur un bout de papier.
Donc, j'ai fini par me décider à passer à l'acte.
J'ai donc préparé mon matériel
J'ai pris la recette
Heu ... pour les tâches, ce n'est pas de sa faute .... reste d'une tasse à café (on ne se refait pas n'est-ce pas ?)
En la lisant, j'étais un peu sceptique, mais comme j'ai déjà goûté aux tartes de Béa, il n'y a pas de raison de s'inquiéter.
Donc, je me suis lancée !
J'ai mis l'eau et le beurre sur le feu.
Une fois le beurre fondu, je me suis un peu amusée avec ma casserole.
Bon, un peu de sérieux ma fille .... ajoutons la levure.
C'est rigolo la réaction chimique ... ça bouillonne !
Donc, il faut "jeter la farine et faire une boule".
Pour moi, les pâtes à tarte se travaillant à la main, j'y suis allée allégrement, en faisant attention à ne pas me brûler avec le beurre qui était encore chaud. Le lendemain, Béa m'a dit qu'avec une cuillère cela fonctionne aussi bien et sans risque de se brûler !
Et voilà .. la boule se fait pratiquement toute seule. Elle ne colle pas aux doigts.
Il m'a fallu en tout et pour tout à peine 5 mn et encore, en comptant le temps qu'il a fallu pour faire fondre le beurre !
Et faire une pate à tarte dans une casserole m'a beaucoup amusée.
Cette recette va m'ouvrir des horizons ... à moi les tartes, tartelettes même décidées sur le tard, un dimanche après-midi !
Merci Béa
PS - Béa et Laurent son mari, ont quelques recettes perso et sympa que je compte bien leur extorquer ... mais chuuut faut pas qu'ils s'en doutent !!!
05 octobre 2005
Ne boudons pas la tarte
Les jours de courses, je ne sais jamais ce que je vais trouver dans le frigo, dans la mesure où c'est Jean-Pierre qui les fait.
Ce jour-là, j'y découvre 3 boudins à l'oignon. Comme il y a toujours des pommes dans le compotier, je m'apprêtais à les poêler ensemble, comme souvent ...
Mais, mon regard accroche un rouleau de pâte feuilletée... hum... hum ... petit tour sur l'ordi et je trouve mon bonheur !
Mon choix s'est arrêté sur cette tarte, que j'ai trouvée sur Marmiton.
J'ai donc préparé mes oignons et mes pommes
Puis je les ai fait revenir dans du beurre
Pendant ce temps-là j'ai débarrassé les boudins de leur peau et les ai débités en rondelles
Que j'ai disposées sur mon fond de tarte
Revenons à nos oignons ...
Il est temps de les répartir sur la tarte
J'ai recouvert le tout d'une préparation crème, oeuf
Je me suis rendue compte que j'avais oublié la muscade dans la crème. Mais la tarte était déjà au four.
Je l'ai servie à peine une demi-heure après sa sortie du four.
Jean-Pierre me dit, avant de la goûter, qu'il avait prévu autre chose avec les boudins.
Trop tard !
Pourvu que la tarte lui plaise !
Les boudins ont fondu et ont constitué une couche uniforme.
La saveur des trois éléments se retrouvent distinctement et se mêlent agréablement.
Jean-Pierre a plus qu'apprécié puisqu'il m'a demandé de lui en refaire !
Tout compte fait, l'oubli de la muscade fut bénéfique, cette saveur en plus aurait masqué les autres.
Nous avons fini la tarte le soir, froide.
Le plaisir fut le même. La tarte était plus compacte, le boudin s'étant figé, mais les saveurs en étaient plus marquées.
30 septembre 2005
Opération ... "lasagnes fond de congèl"
Ce week-end, je me suis décidée à plonger dans mon congélateur !
Non pas qu'une vague de chaleur caniculaire se soit abattue sur la Gironde, mais plutôt qu'il fallait bien que je fasse du tri ! J'ai vu certains congélateurs à vous filer des complexes ! bien rangé, tout aligné, dans des boites bien empilées, avec des étiquettes, des couleurs ..... Ne rêvez pas, vous ne trouverez pas cela dans le mien !
Bon, je me suis faite aidée par Jean-Pierre. Et oui, du haut de mon 1,51 m ... je pouvais pas atteindre le fond du fond !!!
Nous avons donc trier tout cela, les légumes au fond à gauche, les viandes réunies dans une panière, les poissons dans une autre, mes confitures bien enpilées .... J'ai une provision de blancs d'oeuf qui laisse rêveur ! J'ai de quoi préparer des financiers pour tout mon village ! Mais ou sont passés tous les canelés qui ont nécessité les jaunes ?
Je n'ai pas fait de découvertes "miraculeuses" dans la mesure ou je sais à peu près ce que renferme mon congélateur (mais je ne sais pas toujours où trouver ce que je cherche !).
Par contre, je me suis retrouvée avec des pièces de viandes esseulées .... un magret, un côte de veau, une tranche de coeur, une tranche de paleron etc.... dont les petites copines avaient déjà fait l'objet de nos soins.
Plutôt que de les garder au frais pour une hypothétique utilisation "au cas-ou", j'ai décidé de leur faire un sort commun.
Je me suis donc lancée dans la préparation de "lasagnes fond de congèl"
Comme je n'ai pas de robot, j'ai entrepris le hâchage de ma viande au couteau. J'ai procédé juste avant la fin de la décongélation totale, ainsi la viande est plus facile à couper
J'ai dégraissé et dénervé toutes les viandes sauf le magret. J'ai fait revenir le tout avec un oignon et des herbes du Maroc
Comme j'en étais à "Opération fond de ..." j'ai utilisé une boite de tomates pelées qui pleurait toute seule dans mon placard, j'y ai rajouté deux tomates "industrielles" qui trainaient dans mon frigo... Sel, poivre, ail pour compléter.
Comme le goût de ces tomates était plus fade que de celles de mon jardin, j'ai rajouté au coulis obtenu, une cuillère à café de coulis de piment d'Espelette
Une petite béchamel pour compléter. Non, rassurez-vous je n'ai pas utilisé du vieux lait qui aurait trainé depuis des lustres ni du beurre rance ..... J'y ai juste rajouté de la muscade.
On peut commencer le montage. J'ai un plat super ou je peux mettre 3 plaques côte à côte sans avoir à les retailler !
et ainsi de suite jusqu'à épuisement des stocks
Pour rester "dans la note" j'ai fini le paquet de râpé.
Le plat a été englouti à 4 sans état d'âme.
J'ai quand même entendu, entre deux bouchées "Elles n'ont pas le même goût que d'habitude tes lasagnes..."
C'est vrai qu'il y avait un arrière-goût de canard qui était loin d'être déplaisant !
29 septembre 2005
Bête tarte
Une pâte feuilletée dans le frigo ...
Une barquette de compote de pomme esseulée dans le congélateur ...
Quelques pommes pas encore ridées dans le compotier ...
Un petit coup de ciseaux pour égaliser le papier sulfurisé
Une cuillère à café de canelle pour réveiller les saveurs
Une poignée de seconde pour étaler la compote
Un semblant d'art pour disposer les quartiers de pommes
Un soupçon de cassonade pour adoucir le tout
et le tour est joué !!
26 septembre 2005
Plutôt deux fois qu'une
Claire, j'ai fait ton cake marbré au thé matcha. Et plutôt deux fois qu'une !
Je me suis donc lancée puisque j'avais l'élément moteur de cette recette : le thé matcha.
Dans sa recette, Claire utilise de la farine T 80. J'ai pris la farine dont je disposais (en fait, je n'ai vraiment remarqué cette histoire de chiffre qu'après !). J'ai également utilisé du lait de vache au lieu du lait de soja. Bon, je sais, ce n'est plus tout à fait la même recette, mais j'ai mis du thé matcha alors ......
C'est parti ....
sucre et beurre ...
et les jaunes ....
et le lait ..... on batouille .....
On rajoute la farine, la levure ... et on sépare la pâte obtenue en deux.
On ajoute le thé matcha dans l'un des saladiers
Puis les blancs en neige dans chaque préparation
on touille ......
La pâte blanche au fond du moule ....
La pâte verte sur le dessus ....
Puis une autre tour de pâte blanche et verte ...
et hop ... au four !
Pas de difficulté majeure pour faire ce cake ; un véritable jeu d'enfant !
Donc il fallait bien que je me complique la vie hein ? Lorsque j'ai sorti mon cake du four, je l'ai trouvé bien brun par rapport à l'original fait par Claire au mois d'août ! Et comme je devais le porter chez des amis .. j'en ai refais un autre !
Et me voilà repartie ... oh, cela devient presque de la routine maintenant !
J'ai bien surveillé mon four cette fois-ci.
On voit bien la différence.
J'ai donc porté le cake le plus blond.
Et à la coupe, il faisait son petit effet !
Quand au deuxième gâteau nous n'avons pas eu le courage de le manger le lendemain, aussi je l'ai congelé en tranches afin d'agrémenter certains goûters d'après-midi d'hiver.
22 septembre 2005
Passage à l'automne en douceur
Nous coulons doucement vers l'automne ...
L'été est la saison des fruits. Alors pour faire la transition, j'ai fait une tarte.
Une tarte aux pommes direz-vous. Oui, mais pas seulement !
Une tarte aux pommes et oranges, dont j'ai trouvé la recette sur Marmiton
PS :
J'espère que vous me pardonnerez ....
Cette tarte est excellente !
Le mariage orange/pomme qui, à priori, ne saute pas au yeux est une réussite !
21 septembre 2005
Variations autour du poulet
Que faire avec quelques cuisses de poulet ?
Suivant le temps que vous avez, vous pouvez opter pour une cuisine au wok avec poivrons verts, oignons et mélange 3 riz
Plat vite fait, mais savoureux
Et si vous avez un peu plus de temps devant vous, mais pas forcément envie de passer l'après-midi dans votre cuisine, il reste toujours la solution tajine.
Pommes et de terre et pruneaux sur un lit d'oignons longuement mijoté
Alors, pour vous ce serait ..... wok ou tajine ?
Pour nous, ce fut ... les deux !
19 septembre 2005
Pour une poignée de figues
Encore quelques figues du jardin, sûrement les dernières (à force de le dire, cela va s'avérer vrai !)
Et depuis un petit moment, une envie me taraudait. Faire un tiramisu. Mais à chaque fois, il me manquait quelque chose ... soit les figues (utilisées à un autre usage), soit le mascapone, soit tout simplement le temps !
Donc, c'était samedi ou .... l'année prochaine !
Ce fut donc samedi.
Et j'ai utilisé deux cadeaux offert par des amoureuses de la cuisine.
du sucre aromatisé à la fleur d'oranger et à l'anis étoilé de Véronique
J'ai coupé les figues en tranches que j'ai soupoudrées de deux cuillères à café de sucre aromatisé et laissé macérer le temps de préparer le reste de la recette.
J'ai fait des desserts individuels, mais la version "plat" serait préparée de la même façon.
Opération tapissage des ramequins avec les biscuits nantais.
Il me fallait ensuite résoudre le problème du trempage des gâteaux. Je ne voulais pas utiliser le café traditionnel des tiramisu. J'ai allongé quelques cuillères à café de sirop d'amarena avec un peu d'eau.
Je vous avais déjà présenté ce sirop lors de la préparaition des fraises au poivre de Séchouan. Vous pourrez remarquer que le niveau de la bouteille a baissé ! Il faut dire que nous faisons également d'excellents kir.
Revenons au tiramisu ....
J'ai mis une couche de figues sucrées sur mon fond de gâteaux.
Puis la crème au mascarpone, préparée avec 3 oeufs, 80 gr de sucre et un pot de 250 gr de mascarpone.
J'ai ensuite disposé quelques figues et un demi-mouzillon
Il ne restait plus qu'à ranger les ramequins au frigo en attendant le dîner.
Je vais peut-être songer à planter un deuxième figuier car je n'ai pas fait le tour de toutes mes envies d'utilisation !














