31 octobre 2008
Transformation à vue
Nous avons dîné un soir de truites saumonnées accompagnée de riz.
Il en est resté et le lendemain, je n'avais pas envie de jouer du micro-onde.
J'ai donc recyclé mon plat en salade, en essayant de l'égayer un peu.
On aère les grains de riz, on dépiaute le poisson en enlevant les éventuelles arêtes au passage. Voilà côté base.
Un poivron vert et des tomates confites en petit dés, quelques oeufs durs. Voilà côté couleur.
Un filet d'huile d'olive, un tour de moulin de poivre, du pesto vert et du rouge à la tomate confite. Voilà côté saveur.
Je n'ai vraiment pas eu le sentiment de finir le plat de la veille.
21 juillet 2008
Encore une impro avec rien
Un repas pour 4 à préparer en rentrant du travail avec, comme d'habitude, pas grand chose dans le frigo.
Rapide inventaire :
3 tomates, la moitié d'un melon, de la feta, une bûche de chèvre, quelques lardons, une belle escalope de poulet, des oeufs, la moitié d'une poche de feuille de brick, une boite de thon.
On respire un grand coup.
Dans ces cas là, il faut "détourner l'attention" en jouant sur la présentation.
J'ai préparé des verrines composées de melon, tomate, thon, feta
que j'ai accompagné d'un oeuf dur
J'ai ensuite préparé des bricks de deux sortes, n'ayant pas assez de matière à en faire 4 identiques.
deux aux lardons, tomates, chèvre
et deux autres au poulet et chèvre
J'ai encore sauvé ma réputation ce soir-là !
27 janvier 2008
Impro rapide avec trois fois rien ...
Un appel.
Mon plus jeune frère, de passage sur Bordeaux, s'invite pour dîner.
Sans façon, me dit-il. Ne fais rien de particulier ...
Ca tombe bien : Je n'ai rien !
Nous avions prévu des saucisses de canard pour nous. Bon, il y en aura assez pour 3. Avec une platée de pâtes, cela fera l'affaire.
J'avais la base du repas, restaient plus que l'entrée et le dessert.
Et j'aime bien soigner mes invités, même si c'est à la bonne franquette.
Je fais un rapide inventaire de mes frigo et placards.
Donc, je trouve : 2 tomates, une boite de fonds d'artichaud, une toute petite boite de maïs, une de litchees, et un de Mont Blanc à la vanille.
Petit cogitage rapide ... et c'est parti !
J'ai débité une tomate (une seule a suffit en plus !) en dés. Sel, poivre, ail.
J'ai coupé 2 fonds d'artichauds en dés que j'ai mélangé avec du pesto et de la sariette.
J'ai relevé le maïs avec du 5 épices.
Et j'ai composé mes coupes, en disposant pour finir des tomates séchées coupées en petits morceaux ...
Pour le dessert, j'ai monté des coupelles sur un fonds de spéculoos (merci Natouchka) avec le Mont Blanc et les litchees.
Mon repas avait un petit air sympa et nous avons passé une bonne soirée à papoter.
20 mars 2007
du pain, du jambon et du fromage
En pleine période de festivités et repas en tout genre, il arrive que l'on n'ait besoin envie que d'une chose : un bout de pain, de jambon et de fromage ...
Et c'est bien connu, il ne faut jamais freiner ses envies !
Donc on a dit : du pain
Bon, d'accord, avec un filet d'huile d'olive et de l'origan ... et un peu d'ail (rajouté après la prise de vue)
Donc on a dit : du jambon
Bon d'accord, avec des tranches de tomates
Donc on a dit : du fromage

Bon d'accord fromage avec un S ... chèvre ET comté (mais juré c'était pour finir les morceaux)
Un tour au four
Il ne reste plus qu'à croquer dedans !


C'est vrai cela ... faut pas freiner ses envies, on risque d'être frustré ensuite ...
14 mars 2007
bidouillage et savourage
Lors de l'un de nos repas, l'une de mes filles n'aimait pas ce qui était sur la table.
Cela arrive régulièrement, nul n'étant prophète en son pays.
D'ailleurs, une autre de mes filles un jour, posa sa fourchette, prit son plus joli sourire et me fit ce superbe compliment :
"Maman, qu'est-ce que tu cuisines bien ! C'est dommage qu'on n'aime pas ce que tu fais !"
Mais revenons à sa soeur.
Ce que j'avais préparé ne lui plaisant pas (je ne me souviens plus de ce que c'était, si ce n'est que son copain lui, s'était régalé), elle se leva et alla se préparer un repas digne de ce nom pour elle ... un sachet de purée en flocons !
Elle n'avala pas toute la préparation et je me retrouvais donc le lendemain avec un plat de purée à finir.
Je regardais, dubitative, le plat. La purée était trop liquide (elle avait du se planter dans les dosages).
J'ai horreur de jeter la nourriture, même l'industrielle.
J'ai donc bidouillé pour en faire quelque chose de mangeable.
Allez ... de la farine, des oeufs. Du touillage. J'avais dans l'esprit de faire des galettes de pommes de terre.
Mais la base étant quand même liquide, à moins d'y passer mon paquet de farine entier, je n'obtiendrais pas ce que je voulais.
En désespoir de cause, je déposais des tas de purée épaissie dans ma poêle, tas qui s'étalèrent...
Lorsque ce fut un peu solidifié, avec mille et une précautions, je retournais mes galettes pour les faire cuire de l'autre côté.
Je les servis chaudes avec du jambon de Parme et une salade.

Vous le croirez si vous le voulez, mais .... c'était super bon !
22 décembre 2006
Trois fois rien ...
Une demi-heure pour préparer le diner avant que Jean-Pierre ne rentre.
Inventaire : 3 escalopes de poulet ... et pas grand chose d'autre.
Bon, on ne va pas se laisser abattre pour si peu !
Un oignon dans une poêle ....
pendant que je découpe les escalopes en dés
à faire dorer sur toutes les faces
Pas de crème fraiche, pas de lait de coco ... mais une boite de lait concentré non sucré qui fera très bien l'affaire, avec une bonne dose de curry et quelques feuilles de carri ...
Le temps que cela mijote doucement, j'ai fait cuire du riz.
Il ne restait plus qu'à dresser les assiettes avant de passer à table ....
Tout le monde a aimé ....
Et quand je dis : Tout le monde ...
08 décembre 2006
une douceur aux goûts d'automne
,Que faire avec des kiwis et du mascarpone ?
C'était la question du jour !
Depuis la veille, je cherchais comment les utiliser ...
J'avais un semblant de réponse, que j'allais affiner au fur et à mesure.

Kiwis et cassonade pendant que je finis de réfléchir 
J'ai rajouté un oeuf au mascarpone, de la vanille liquide
La préparation étant relativement épaisse, un peu de lait ne devrait pas lui faire de mal
ne pas oublier de sucrer ....
Kiwis et crème dans des ramequins finiront bien ...
Mais je n'étais pas encore complètement satisfaite.
J'ai des noix et noisettes en stock.
Comme je suis mal outillée (mais vous finissez par le savoir à force ...) j'ai employé le Système D
Une poche congélation, un bon rouleau à pâtisserie ...
et mes fruits secs sont grossièrement hachés.
Comme j'étais dans la série "on vide les placards" j'ai rajouté une poignée de corn flakes nature qui ne trouvent pas preneur à la maison, après les avoir un peu écrasés
Une poignée de cassonnade ...
et on recouvre les ramequins
et voilà les mêmes à la sortie du four 
Bilan final après dégustation :
Les premiers ramequins furent dégustés froids le soir même, mais sans passage au frigo.
Résultat mitigé : les kiwis rendent un peu d'eau et il ne m'a pas semblé retrouvé la crème au mascarpone (j'en ai pourtant bien mis !)
Les suivants furent mangés le lendemain, après une nuit au frigo.
L'aspect n'était pas complètement celui d'un flan, mais avait une meilleure tenue que la veille.
C'était bon, mais il manquait un "je ne sais quoi" pour être ce que j'avais imaginé ...
Par contre, le dessus était un vrai délice !
Des pistes à creuser :
- peut-être éviter les kiwis et mettre un autre fruit
- rajouter un oeuf supplémentaire
- mettre un "liant" maizena par exemple
Et vous ? vous auriez fait quoi ?
28 novembre 2006
Restes encoquillés
Le temps passant, on évalue les transmissions de ceux qui nous ont précédés ...
De ma mère, j'ai hérité, entre autres, de la cuisine des restes.
J'ai été élevée avec le précepte qu'on ne jette pas la nourriture.
Un soir, il me restait un demi-filet de lieu noir cuit et une tranche de saumon fumé.
Dubitative devant mes reliques, je me demandais comment j'allais bien pouvoir les recycler.
Une vision d'enfance m'est revenue ... un plat que faisait maman : des coquilles de poissons.
Je préparais donc une béchamel à base de beurre salé. Deux, trois cuillères à soupe de farine et à peine un demi-litre de lait suffirent. Un peu de poivre. Pas de sel, compte tenu du beurre et du saumon, mais une petite pincée de piment d'Espelette.
Une fois ma sauce cuite, je rajoutais les poissons débités en petits morceaux, ainsi qu'une tasse de petites crevettes que j'avais préalablement décongelées.
Il ne me restait plus qu'à remplir des coquilles Saint Jacques avant de les mettre au four. J'ai eu de quoi en préparer 7.
Pour résoudre le problème de l'équilibre et de la sauce fugueuse lors de la cuisson, je posais chaque coquille sur une petite cassolette avant de les remplir et de les enfourner.
Une lichette de saumon fumé en décoration au moment de servir ...
Vous remarquerez que j'ai laissé la cassolette en support. Mes coquilles ne s'étaient pas renversées dans mon four, ce n'était pas pour les voir se faire la malle dans les assiettes !
Mathéo eu droit à sa coquille. 
Il trouva amusant de souffler sur chaque cuillère et battait des mains à chaque bouchée !
Bon, c'est pas encore ce plat qu'il n'aimera pas ...
24 novembre 2006
Chaleur et réconfort
Par ces jours de pluie, bien qu'il ne fasse pas très froid, on a envie de se réchauffer.
Allez, on va faire une petite soupe. Rien de tel pour se réconforter.
Une bonne occasion de piocher dans le congélateur, qui déborde ... Une poche de courgette en cubes fera l'affaire.
Je les transvase dans ma cocotte.
On va faire l'impasse sur les pommes de terre, pour une fois, et tiens ... les marier avec 3 belles carottes épluchées et débitées en tronçons.
Je rajoute un peu d'eau, à peu près un demi-litre, guère plus. Du sel, du poivre.
Je passe en revue mes pots à épices. Instinctivement j'attrape le cumin ... et le repose. Cela devient de la routine l'association carottes-cumin. Je poursuis mon inventaire et me décide pour du "5 épices".
Un belle cuillère à café, je ferme la cocotte et roulez jeunesse !
Le temps de cuisson ? A vrai dire, je n'en sais rien du tout, j'étais au téléphone avec une copine. J'ai juste interrompu mes papotages quelques secondes pour éteindre le feu et enlever la soupape.
De retour dans la cuisine, j'ouvre ma cocotte. Cela continuait doucement à bouillonner ... Quelle cocotte, ! elle m'épatera toujours ... jusqu'au moment où je m'aperçois que j'avais juste baissé le feu et non éteint ! Enfin, une chose est sûre ... on mangera chaud !
Une odeur épicée et anisée se répand, tandis que je mixe le contenu de ma cocotte.
Mais je ne m'en tiens pas là ... une poêle, un peu d'huile et je commence à faire revenir un oignon coupé menu.
Je ne suis pas encore satisfaite ... l'odeur de ma soupe me donne envie d'un autre équilibre, d'un contraste ...
Je mets une demi cuillère à soupe de miel dans mes oignons et en reposant le pot dans le placard, mes yeux se porte sur le sirop de Liège. Voilà ce qu'il me fallait !
Et une demi-cuillère à soupe finit dans la poêle !
J'ai sorti mes gobelets en terre cuite de Hongrie pour y servir ma soupe, agrémentée d'un peu de compotée d'oignons.
La douceur sucrée des oignons a parfaitement apaisé le feu de ma soupe épicée.
J'avais atteint le but fixé : chaleur et réconfort !
Et dehors ... la pluie avait cessé.
19 décembre 2005
Soupe de bébé ... relookée
Une courgette, une pomme de terre dans une grande casserole d'eau à peine salée.
Un coup de mixer et le potage du Prince est prêt.
Il a descendu le biberon plus vite que je ne monte 4 étages à pied !
Mais il m'est resté une quantité de "soupe à bébé" sur les bras.
Je décidais donc de la relooker pour notre dîner.
Trop fluide et trop fade pour la servir telle quel ....
Donc rajout de sel marin et de plusieurs tours du moulin de poivres variés !
Histoire de relever ...
Et deux ou trois poignées de vermicelle !
Histoire d'épaissir ....
On laisse bouillonner tout cela doucement et le tour est joué !
Ou comment nourrir 3 personnes avec 2 légumes !












































