Samedi soir, je recevais ma soeur. Le problème n'est pas de la recevoir, c'est toujours un plaisir. Mais c'est de se renouveler, même si elle m'indique que cela n'a pas d'importance de manger un plat déjà servi lors d'un précédent repas.

Ce diner fut arrêté le jeudi.

En sachant que le vendredi j'étais en déplacement (départ 6 h, retour 22 h 30) et que j'avais pas spécialement l'esprit à tirer des plans sur la comète.

Donc samedi matin, ce fut sévère séance de cogitage.

Avec la surprise de m'apercevoir que vu le temps que chien que nous avions, JP était parti travailler avec la voiture.

Donc première chose .. faire l'inventaire du frigo et du congélateur pour pouvoir s'accrocher à une idée.

Dans le frigo un lapin, acheté jeudi dans le but d'attendre au congélateur un sort futur. On va donc lui éviter ce séjour au froid, en passant directement par la case "ça chauffe".

Quelques rouleaux de surimi, un bocal de foie gras artisanal qu'il faut manger avant juillet et toute la crèmerie de base (oeufs, lait, crème fraiche)

Dans le congélateur, je repèrais des blinis, des mirabelles.

Ca y est tenait le fil de mon repas ....

Ma fille ainée ayant eu la bonne idée de passer à la maison, je la réquisionnais pour aller faire quelques courses au Casino du village.

J'errais dans les rayons à la recherche du déclic qui finirait de mettre les pièces de mon puzzle repas en place ...

Un petit melon charentais, du jambon du Périgord, des tagiatelles fraiches... voilà pour compléter.

Restait la table.

J'avais opté pour le choix de la nappe : blanche aux motifs marrons.

Et des assiettes : en verre de nuance verte.

Je trouvais des serviettes papier qui firent mon bonheur et même des sets de table pour lesquels je craquais littéralement.

Il ne me restait plus qu'à ...

Voici le résultat obtenu :

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Une table marron et verte

agrémentée d'un bouquet de feuilles de bambou, d'une barque niortaise contenant cailloux et coquillages et d'un brûle-parfum hongrois en céramique verte

L'apéritif fut servi au salon (cette fois-ci la pluie s'était également invitée, donc pas de service sous la tonnelle)

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brochettes de melon-jambon ; blinis nappés d'une préparation mayonnaise (maison)-surimi ; beignets aux crevettes

J'eus l'occasion d'étrenner les petits ramequins aux couleurs pastels offerts par ma soeur pour mon anniversaire.

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Le fois gras fut servi avec un pain brioché que j'avais fait le matin (à l'origine soit pour accompagner le dessert, soit pour le petit déjeuner de dimanche) et d'un tariquet servi dans un pichet ramené de nos vacances en Alsace (que les puristes me pardonnent l'usage de pichet et verres à vin d'Alsace, mais leur couleur allait si bien avec ma table ...).

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Ensuite j'avais préparé mon lapin suivant la recette de Christiane, l'une de mes collègues, que j'avais appelée dans l'après-midi pour me faire confirmer la marche à suivre, ma mémoire étant ce qu'elle est .. c'est à dire parfois assez aléatoire.

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Lapin à la moutarde et crème fraiche, tagliatelles fraiches

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Pour le dessert, je me suis lancée dans l'aventure des crèmes brûlées.

Vous aviez remarqué que je n'avais pas encore exploré cette spécialité ... non ?

Donc, je me suis lancée ...

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Crème brûlée aux mirabelles

J'ai (presque) suivi la recette.

Sauf que j'ai oublié la cuisson au bain-marie, j'ai mis les cassolettes directement dans le four.

J'ai utilisé des mirabelles congélées, donc je n'ai pas fait la première étape, je suis passée directement à la marinade dans de l'eau de vie de mirabelle artisanale (3 belles cuillères à soupe).

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Allez un petit café pour conclure cette journée ... c'était bien mérité !

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Voilà. Je voulais vous faire partager un peu la préparation d'un repas, l'envers du décor.

Et encore je vous ai fait grâce de la détermination du nombre de convives.

5 au départ .. puis 4 ... pour finir à 6 ... le tout en l'espace de quelques heures. J'ai donc refait ma table 3 fois !

Heureusement, je ne cuisine jamais "trop juste".

J'aurai pu vous raconter également l'histoire de ces feuilles de bambous qui ont failli finir dans la cocotte du lapin.

Ou bien celle d'une bouteille de Malibu voyageuse dans l'âme.

Et pourquoi pas celle de l'énigme des assiettes portées disparues de mes placards.

Mais, ce ne sont là que chroniques habituelles qui trouvent refuge dans ma cuisine ....