Au jardin, nous avons un prunier d'Ente.

Il faudra que je vous raconte son histoire d'ailleurs.

Toujours est-il qu'il donne de magnifiques fruits ...

 

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Jean-Pierre, jamais à court d'idées, s'interrogeait sur la possibilité de les transformer en pruneaux d'Agen, en les faisant "sécher" comme les tomates, au four.

Donc, devinez qui s'y est collé ?

Avant de se lancer dans la production à grande échelle de puneaux pas d'Agen, j'ai préféré faire un test "confidentiel".

J'ai donc préparé mes échantillons

 

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2 prunes entières, deux coupées en deux et positionnées différemment sur mon plat.

J'ai enfourné à four tiéde (th. 3)

 

Après une heure :

 

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Le jus qui s'est écoulé provient principalement des prunes entières.

La peau des fruits entiers est tendue. Va-t-elle résister ?

 

 

Encore une heure plus tard :

 

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Manifestement les moitiés "chair contre plat" n'iront pas plus loin. Je les ai sortis.

Les fruits entiers n'ont pas craqué.

 

Une heure et demi plus tard, le résultat final :

 

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Petite revue de détail :

 

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Les premiers fruits prélevés.

Ils n'ont que la peau sur les os ... sans les os

 

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Les autres demi-fruits avaient un peu plus de chair

 

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et nos fameux pruneaux !

 

Ils étaient moins charnus que ceux du commerce. Cela doit tenir au moins au fait du temps de cuisson qu'il faudrait légèrement réduire.

Mais surtout, ils n'avaient pas le même  goût ... disons que les miens étaient passablement acides !

Ils ne devaient pas être assez mûrs. Mais vu le soleil d'enfer que nous avons cette année ....

Disons donc que l'essai n'est pas complètement concluant, sans être totalement négatif.

Une vraie réponse de normand cela !

Mais je n'ai pas complètement perdu mon après-midi.

J'avais un petit stock de prunes ...

 

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J'en ai fait de la confiture à l'estragon.

Un délice ...

 

Ah mon prunier ...

 

Il était une fois un gentil J-P qui avait envie d'abricots.

Il acheta donc un abricotier, qu'il planta dans notre jardin naissant.

Ce malheureux arbre supporta mal notre petit paradis, dépérit et périt.

Notre jardinier l'arracha et jeta l'arbrisseau sur le compost.

Quelques semaines (mois ?) plus tard, au cours d'une opération nettoyage par crémation de brachanges diverses, J-Pierre décida d'y ajouter les restes de feu l'abricotier.

Au moment d'aller rejoindre ses congénères dans le brasier, il s'aperçut que les racines étaient vigoureuses, s'étant nourries du compost et qu'une petite branche semblait vouloir se développer à la base du tronc.

Répit et vie sauve lui fut accordé. On lui trancha les parties mortes (c'est-à-dire tout ce qui dépassait au dessus de 10 cms des racines !) et on replanta la souche au jardin.

L'arbre se développa et finit une saison par avoir quelques fruits, que nous surveillâmes attentivement.

Ils grossirent et nous bavions déjà à l'idée de déguster une poignée d'abricots dorés.

Pour l'instant les fruits étaient formés mais étaient verts.

Je m'étonnais que la peau ne soit pas duveteuse, mais peut-être qu'elle prenait cet aspect lorsque les fruits allaient mûrir pensais-je, un peu perplexe.

Ils finirent par murir. Et nous récoltâmes de magnifiques .... prunes !

Fallait-il crier au miracle ?

A l'arnaque au moment de l'achat ?

Notre stupéfaction passée, nous avons réalisé que la branche avait poussé sous la greffe et donc que nous avons obtenu l'arbre d'origine, avant greffon : un prunier d'Ente.

Et voilà comment j'obtiens des prunes sur mon abricotier !